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La règle en une phrase

Si une personne se fait payer pour des conseils en immigration vers le Canada, le Royaume-Uni ou l’Australie, elle doit figurer sur un registre public officiel — et vous pouvez le vérifier gratuitement en cinq minutes.

Aucune vérification ne devrait précéder le moindre paiement. Voici comment faire, pays par pays.

Canada : le registre public du CICC

Tout consultant rémunéré pour l’immigration canadienne doit être agréé par le Collège des consultants en immigration et en citoyenneté (CICC).

  1. Demandez son nom complet et son numéro de licence (un vrai consultant les donne sans hésiter)
  2. Cherchez-le sur le registre public : college-ic.ca → « Trouver un consultant »
  3. Vérifiez que le statut est « Actif » — pas suspendu, pas révoqué

Si la recherche ne donne rien, ou si le statut n’est pas actif : ne payez pas. Il n’y a pas de zone grise. Les avocats canadiens membres d’un barreau provincial sont aussi autorisés.

Royaume-Uni : l’IAA (ex-OISC)

Le régulateur britannique a changé de nom en janvier 2025 : l’OISC est devenu l’Immigration Advice Authority (IAA). Si un « agent » vous parle encore uniquement d’enregistrement OISC sans connaître l’IAA, c’est déjà un signal.

  1. Demandez le nom de l’organisation enregistrée
  2. Vérifiez sur gov.uk/iaa via l’outil « Adviser Finder »
  3. Les avocats (solicitors) régulés par la SRA sont également autorisés

Australie : le registre OMARA

Les agents de migration australiens doivent être enregistrés auprès de l’Office of the Migration Agents Registration Authority (OMARA) et détenir un numéro MARN.

  1. Demandez le MARN
  2. Vérifiez sur le registre : mara.gov.au
  3. Confirmez que l’enregistrement est courant — ni suspendu, ni annulé

Et pour les autres pays ?

La France, l’Allemagne, l’Irlande, le Portugal et la plupart des autres destinations n’ont pas de régime de licence pour les « consultants ». Concrètement :

  • Les demandes se font directement sur les portails officiels (France-Visas, Make it in Germany, Irish Immigration Service…)
  • Pour un conseil juridique, passez par un avocat inscrit au barreau du pays concerné
  • Toute personne qui prétend avoir un « agrément spécial » pour ces pays invente une accréditation qui n’existe pas

Les signaux d’alerte universels

  • « Visa garanti » ou « taux de réussite de 100 % » — personne ne peut garantir une décision
  • « Connexions spéciales » à l’ambassade
  • Paiement intégral exigé d’avance, en liquide ou par transfert intraçable
  • Pression pour décider immédiatement (« l’offre expire ce soir »)
  • Pas d’adresse physique vérifiable, pas de numéro d’enregistrement
  • Communication uniquement via WhatsApp ou les réseaux sociaux

Agent réel ou faux agent : comparaison rapide

Signe Agent légitime Faux agent
Numéro d’enregistrement Le donne immédiatement, vérifiable en ligne Hésite, invente un numéro, ou refuse
Contrat Document écrit détaillé, en votre nom Verbal uniquement, ou accord WhatsApp informel
Paiement Par tranches, liées à des étapes précises Paiement intégral exigé d’avance
Formulaires officiels Vous les remplissez et signez vous-même Il/elle les remplit et signe « pour vous »
Résultat en cas de refus Explique les voies de recours possibles Disparaît ou blâme le gouvernement
Présence en ligne Site web, adresse physique, avis vérifiables Page Facebook/Instagram récente uniquement

Le cas particulier des « agents » WhatsApp et réseaux sociaux

La majorité des arnaques migratoires signalées par notre communauté commencent de la même façon : un message WhatsApp non sollicité, ou une publicité Facebook/Instagram promettant un « visa rapide et garanti ». Quelques repères supplémentaires :

  • Un agent légitime ne démarche jamais par message privé non sollicité. Les vrais consultants attendent que vous les contactiez, généralement après une recommandation ou une recherche sur le registre officiel.
  • Méfiez-vous des groupes WhatsApp « succès stories » montrant des captures d’écran de visas approuvés — ces images sont facilement fabriquées ou volées à d’autres personnes.
  • Un logo professionnel ne prouve rien. N’importe qui peut créer un logo et une page Facebook en une heure ; seul le numéro de registre officiel compte.
  • Si la page a moins de 6 mois ou n’a aucun avis vérifiable, considérez cela comme un signal d’alerte à part entière.

Les questions à poser avant tout paiement

  1. « Quel est votre numéro d’enregistrement, et sur quel registre puis-je le vérifier ? »
  2. « Puis-je avoir un contrat écrit précisant les services, les frais et les conditions de remboursement ? »
  3. « Qui remplit et signe les formulaires — vous ou moi ? » (les formulaires officiels vous engagent, vous)
  4. « Que se passe-t-il si la demande est refusée ? »

Un professionnel légitime répond à ces quatre questions par écrit, sans se vexer.

Si vous avez déjà été victime

  • Rassemblez toutes les preuves : reçus, captures d’écran, conversations
  • Signalez aux autorités locales (au Nigeria : l’EFCC ; ailleurs : la police et les autorités de protection des consommateurs)
  • Signalez le compte aux plateformes concernées
  • Si un paiement bancaire est récent, contactez immédiatement votre banque

Vérifiez n’importe quel message en 30 secondes

Vous avez reçu une offre d’emploi, une proposition de visa ou un message d’agent qui semble trop beau pour être vrai ? Collez-le dans notre vérificateur d’arnaques gratuit — une analyse IA instantanée des signaux d’alerte connus, sans compte requis.

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